La forêt comestible

Aulnes et myriques : le semis

03/04/2020

Un peu plus de 8 semaines se sont écoulées depuis le démarrage de la stratification des graines d’aulnes et de myriques, il est maintenant temps de les semer.

Rien de bien compliqué a priori : en regardant ce qui est conseillé sur le site où j’ai acheté mes graines, je vois que pour l’aulne vert, il est conseillé de semer dans un mélange de sable et de tourbe, et rien n’est précisé pour le myrique (ce que je considère vouloir dire qu’un simple terreau de semis suffit).

Sauf que la tourbe est une matière organique non renouvelable… Issue des tourbières, elle prend des milliers d’années à se former : son extraction dégrade les zones humides et menace donc la biodiversité. J’ai donc décidé de ne pas incorporer de tourbe et de simplement semer mes graines d’aulnes dans du terreau dans lequel j’ai mélangé un peu de sable.

J’ai donc rempli des balconnières et un pot de ce mélange terreau/sable puis j’y ai déposé le contenu des sachets dans lesquels les graines ont stratifié (donc du sable et les graines). Sans oublier les petites étiquettes pour se souvenir qui est quoi.

Voici donc une photo des balconnières et du pot dans lesquels devraient émerger des arbres d’ici quelques semaines : Les balconnières et le pot dans lesquels ont été semés les arbres

Un petit coup d’arrosage, et plus qu’à patienter que les graines germent et donnent ainsi naissance à de grands arbres !

Taille des arbres

27/03/2020

Un des atouts de la forêt comestible est de minimiser le travail requis et d’avoir quand même un maximum de légumes et de fruits. Alors pourquoi un article sur la taille des arbres ? Faut-il tailler les arbres dans une forêt comestible ?

Dans notre cas, certains arbres ont déjà un certain âge et la quantité de fruits qu’ils portent chaque année est vraiment faible à mon goût. Avec l’âge, les arbres ont tendance à porter beaucoup de branches et celles-ci se font donc de l’ombre mutuellement, ce qui ne favorise pas la production de fruits nombreux et savoureux !

On a donc décidé de tailler nos arbres pour leur redonner un coup de jeune. La mise en place d’une forêt ne se fait pas en si peu de temps : il faut bien avouer que pour le moment, elle ressemble encore beaucoup à un verger classique ! Cette taille est donc ponctuelle. Plus tard, une fois la forêt établie, il n’y aura plus de taille : la nature reprendra ses droits.

Alors comment se taille un arbre ? Après lecture de plusieurs articles et livres sur le sujet, on constate que la théorie est belle mais qu’en pratique, c’est toujours plus compliqué ! Pour résumer :

Sur le terrain, on supprime les branches qui semblent mortes, celles qui reviennent vers le centre puis on élague les branches qui semblent trop proches, tout en gardant en tête qu’il faut maintenir un certain équilibre. Et je dois avouer qu’on a parfois l’impression de faire un peu au pif !

Pour réajuster les angles entre les branches principales et la flèche, on peut mettre un poids ou tirer une corde pour "rabaisser" une branche. C’est cette seconde solution que nous avons choisie. Et voilà le résultat pour notre cerisier aigre par exemple :

Avant/Après du cerisier

Bien rafraîchi n’est-ce pas ?

Le paillage

22/03/2020

Pour favoriser la pousse des arbres et arbustes plantés, il est conseillé de les pailler. Qu’est-ce que cela signifie ?

Pailler un sol consiste à le recouvrir de matériaux minéraux, organiques ou artificiels. Cela apporte de nombreux avantages : un paillage va permettre de…

Un bon paillage organique (c’est-à-dire végétal) peut avoir d’autres avantages supplémentaires :

Je n’en ai parlé dans aucun article, petit oubli de ma part, mais j’avais paillé en janvier l’ensemble des plants avec du carton (après avoir retiré les scotchs, colles et encres), en le maintenant avec des pierres. C’est un paillis que certains utilisent, qui est gratuit et qui se décompose naturellement. Il faut alors le renouveler.

Dans mon cas, peut-être parce que mon carton n’était pas assez épais, peut-être aussi parce que mon terrain est très exposé aux vents, il s’est décomposé et s’est envolé en très peu de temps…

Carton en guise de paillis, à moitié décomposé

J’ai donc opté pour un autre matériau, artificiel cette fois-ci : de la bâche plastique. Il y a des moments où il est nécessaire de faire des compromis. Ce n’est peut-être pas naturel, mais c’est bien trop onéreux d’acheter de l’écorce de pin ou des paillettes de lin pour autant de plants… Alors tant pis.

Bâche comme paillis

Pas très joli, mais ça devrait faire l’affaire, c’est pas trop cher, et ça tient dans le temps. Cette même bâche pourra être déplacée et me permettra aussi de préparer les sols (en tuant les herbes non désirées) pour les plants plus petits de la strate des couvre-sols (fraisiers, menthes, etc).

Remarque : non convaincu par la bâche, je l’ai finalement retirée en novembre pour la remplacer par du foin. Plus d’infos dans mon bilan de la première année.