La forêt comestible

Commande des plants

11/11/2019

Parallèlement au creusage des premiers trous, nous avons cherché où acheter les différentes plantes que nous avons défini sur le plan.

En priorité, on a regardé ce qui était proposé par la pépinière Defontaine proche de chez nous. En effet, nous avons choisi d’acheter au maximum nos plants chez eux d’une part par volonté de soutenir l’économie locale mais aussi parce que des plants ayant grandi dans un sol et avec un climat proche de chez nous ont plus de chance de se sentir bien chez nous.

Ce projet est né au départ de notre volonté d’avoir des fruits et cela le plus tôt possible. Nous avons donc ajouté aux espèces décidées auparavant un certain nombre de fruitiers que nous souhaitions avoir dès cette année : framboises, groseilles, mûres (de ronce) et myrtilles notamment.

Pour chaque espèce, il fallait décider de la variété : pas une mince affaire tant le choix est vaste ! Quelques variétés de poires et de pommes (d’autres variétés sont listées sur des pages entières plus loin dans le catalogue !) : Une petite sélection de poiriers et pommiers

Après plusieurs heures à feuilleter le catalogue de la pépinière, nous nous sommes décidés et nous avons passé commande.

Évidemment, toutes les pépinières n’ont pas toutes les espèces possibles et nous avons dû compléter avec plusieurs commandes sur internet. J’ai eu la mauvaise surprise de constater que certains arbres sont introuvables, que ce soit dans cette pépinière ou sur internet. C’est le cas des aulnes verts mais également du quetschier sur porte-greffe pixy qu’on avait prévu de placer dans la haie ouest.

Pour avoir un maximum des plantes prévues, nous avons complété notre commande à la pépinière par quatre commandes sur différents sites internet :

Le prix total de ces commandes et le travail que représente le creusage de tous les trous nous ont conduit à décider de réduire notre ambition pour cette année et de se contenter pour 2019 de planter les haies Est et Ouest, les arbres fruitiers et les petits fruitiers cités juste avant.

Creusage des premiers trous

03/11/2019

Une fois le plan prêt, l’objectif était de le reproduire en vrai dans le terrain. Pour cela, on a mesuré les différentes positions des plants.

Pour éviter que les erreurs de mesure ne se cumulent, nous n’avons pas mesuré la position des trous les uns par rapport aux autres mais plutôt à partir d’un nombre restreint de positions (les angles du terrain, les arbres déjà en place notamment). Chaque futur trou a été marqué d’une croix réalisée à la bombe de peinture blanche pour extérieur. (L’idée d’utiliser de la peinture ne me plaisait pas trop, mais nous n’avons pas trouvé de solution naturelle aussi visible et efficace.)

Un problème s’est vite soulevé : le terrain étant légèrement en pente, les mesures ne correspondaient pas entre le plan et la réalité. Pour corriger ces erreurs, 2 choix étaient possibles :

Nous avons choisi d’aller au plus simple : ajouter des plants ; et pour se simplifier la vie, pas n’importe lesquels : nous avons simplement augmenté la taille des bandes d’arroches.

Une fois les futurs trous positionnés, il fallait faire les trous. Ayant une terre assez dure, nous avions prévu le coup et investi dans une tarière thermique :

La tarière thermique utilisée pour creuser les trous

J’ai commencé seul mais il s’est vite avéré que l’utilisation d’un tel outil seul est légèrement dangereux : lorsque l’appareil cogne dans une pierre, la lame s’arrête net et c’est la partie haute qui se met subitement à tourner. De quoi se casser les bras. Après quelques petites frayeurs, j’ai réussi à creuser quelques trous mais je me suis résigné à reprendre plus tard à deux !

Premier trou

Plan initial de la forêt

20/10/2019

J’ai présenté dans le dernier article les espèces que j’ai choisi pour constituer le brise-vent de ma forêt-jardin.

À ces différentes espèces qui devraient constituer la haie, nous avons souhaité également planter dès cette année des arbres fruitiers classiques pour compléter ceux existants. Actuellement nous avons :

Nous avons également des arbres non fruitiers :

Nous souhaitons y ajouter :

J’avais toujours cru que les mûres poussaient comme les groseilles ou framboises sur des arbustes à épines mais j’ai découvert par le livre de Martin Crawford et en faisant quelques recherches pour mieux comprendre qu’il existe deux types de mûres :

Pour réaliser le plan de notre forêt, nous avons suivi ce que Martin Crawford conseille dans son livre : après avoir imprimé le plan à l’échelle, nous avons découpé pour chacune des espèces souhaitées des morceaux de papiers pour les représenter. Il suffisait ensuite de les placer. Une fois que tout était placé, nous avons fixé ces morceaux de papiers sur le plan.

Voici le résultat de nos réflexions :

Le plan initial de la forêt

Désolé pour la qualité de la photo !

Pour rendre la reconnaissance des plants sur le plan possible, j’ai noté le code que j’avais donné sur chacun des plants (code qu’on retrouve dans le précédent article). J’ai également utilisé un certain nombre de symboles :

Une contrainte dont je n’ai pas encore parlé : la loi. Pour respecter la réglementation, tout arbre ou arbuste dépassant 2m de hauteur à l’âge adulte doit être planté à 2m de la limite de propriété minimum. Même si on s’entend très bien avec les voisins, nous tenions à être en règle ! Pour protéger le pêcher, les cerisiers et le mirabellier, on a donc choisi de planter des bandes d’arroche plutôt que des arbres ou arbustes.

Le pêcher et le cerisier ayant des fleurs assez précoces (et donc fragiles), nous avons été attentifs à placer à leur Est des plants persistants.

Enfin, comme vous pouvez le voir, nous avons ajouté d’autres espèces dans la haie pendant la conception du plan :

Plus qu’à passer à l’action pour donner vie à cette forêt !