La forêt comestible

Nouvelles sources d’information

03/07/2020

Depuis le début du projet, je me suis appuyé quasi-exclusivement sur le livre de Martin Crawford. Très complet, je pense qu’il s’agit d’un ouvrage indispensable pour bien comprendre les principes et bien démarrer un projet de forêt-jardin : il s’agit d’un excellent guide qui présente à la fois une méthode et de nombreuses espèces connues et moins connues.

Pour autant, il est toujours bon d’avoir plusieurs sources de connaissance et d’inspiration.

Je me suis alors souvenu que j’avais mis en marque-page dans mon navigateur un article de Reporterre sur une forêt gourmande. Quelques clics plus tard, je trouvais deux ressources intéressantes :

La chaîne Youtube présente quelques principes d’une forêt-jardin, propose des petites visites en vidéo de la forêt gourmande de Fabrice Desjours ainsi que quelques espèces végétales : des formats courts qui sont agréables et instructifs.

Le livre est quand à lui un subtil mélange entre un plaidoyer pour la nature, des conseils pour créer et gérer une forêt-jardin ainsi que des exemples et des témoignages de plusieurs projets de jardins-forêts.

Livre de Fabrice Desjours

En tant que guide, je le trouve moins complet que celui de Martin Crawford, mais j’en ai apprécié l’invitation à la réflexion sur le rapport entre l’Homme et la nature.

Il m’a également fait réfléchir à mon projet et j’en ai retenu principalement ces quelques grandes lignes :

J’ai également relativisé le contrôle que je souhaite avoir sur notre forêt-jardin depuis la lecture de cet ouvrage : les futurs couvre-sols ne vont pas nécessairement empêcher totalement l’installation d’espèces non souhaitées dans notre forêt-jardin, mais pourquoi serait-ce gênant ?

Conservation des fruits : en bocaux

27/06/2020

La forêt comestible va produire d’ici quelques années une grande quantité de fruits. Ces fruits arrivent souvent par vagues : chaque espèce et chaque variété va voir ses fruits arriver à maturité dans une fenêtre de temps assez réduite. Alors pour pouvoir profiter de ses fruits toute l’année, il faut les conserver !

Ce mois-ci, ce sont les cerises aigres qui sont mûres et nous avons décidé cette année de mettre celles que nous ne mangeons pas tout de suite en bocaux.

Pour cela, la méthode est simple :

Pour s’assurer qu’ils sont bien stérilisés, il suffit de soulever le couvercle délicatement sans toucher au caoutchouc. Si le bocal résiste et ne s’ouvre pas, c’est qu’il est bien stérilisé.

Et voilà, on a de bons fruits qui pourront être dégustés pendant 2-3 ans !

Bocaux de cerises maison

Les sentiers

21/06/2020

Dans le dernier article, je racontais comment nous avons semé des engrais verts sur la totalité de la surface de la future forêt.

Bien sûr, pour que ces engrais verts poussent, il va sans dire qu’il ne faut plus tondre le terrain. Mais il faut également éviter de le piétiner, ce qui tasserait le sol et anéantirait l’intérêt de ces engrais verts. Pour autant, il faut bien pouvoir accéder aux différents arbres et arbustes pour s’en occuper et pour récolter.

Nous avons donc dessiné des sentiers et pour cela, rien de plus simple : il suffit de les tondre et de laisser le reste pousser. Ces sentiers permettent de parcourir toute la forêt et sont réalisés de façon à ce que chaque arbre fruitier soit accessible à un ou deux pas maximum.

Ainsi, lorsqu’il est nécessaire d’arroser les arbres, nul besoin de sortir des sentiers, le tuyau projette l’eau assez loin. Pour les arbres les plus éloignés de notre point d’eau, le tuyau n’étant pour le moment pas assez long, il est nécessaire d’utiliser un arrosoir mais pour la majorité des plants il suffit d’un pas pour les atteindre et le sol est donc là aussi peu piétiné.

Voici quelques photos de ces nouveaux sentiers :

Sentier contournant un noyer

Pommier en premier plan avec sentier passant sur le côté

Et l’entrée de la forêt, délimitée par de vieux rondins de bois et le sentier qui passe derrière un érable :

Entrée de la forêt

Pour créer et entretenir ces sentiers, nous avons acheté une tondeuse manuelle d’occasion : sans moteur, elle a l’avantage d’être légère donc maniable, durable et silencieuse. Pour cette première fois, certaines herbes étant un peu hautes, il a fallu donner un petit coup de débroussailleuse pour fignoler. Pour l’entretien courant et régulier, elle fera très bien l’affaire.

Les chemins sont prêts et nous pouvons désormais nous promener dans notre forêt en passant toujours au même endroit, laissant le reste se développer sans aucun piétinement !